Amendement n° 92 · Séance publique

RELATIVE À L'INSTAURATION D'UNE PRÉSOMPTION D'EXPLOITATION DES CONTENUS CULTURELS PAR LES FOURNISSEURS D'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

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Score de criticité
3/5 NOTABLE
Auteur
Midy Paul
Texte
Texte de la commission, n° 2864-A0 — Art. Article UNIQUE
Examen
1ère lecture (2ème assemblée saisie) · Séance publique
Texte officiel — non généré par Amenda
Article UNIQUE

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante : « La présomption prévue au présent article est réputée renversée lorsque le fournisseur établit que l’utilisation litigieuse était expressément autorisée, dans la mesure de cette autorisation, par un contrat en vigueur conclu avec le titulaire des droits ou son ayant droit. »

Exposé sommaire

Le présent amendement vise à préserver la valeur sécurisante des accords contractuels conclus entre les titulaires de droits et les fournisseurs d’intelligence artificielle. La proposition de loi poursuit un objectif de protection des ayants droit et de construction d’un marché plus responsable de l’intelligence artificielle. Or cet objectif suppose d’encourager les accords organisant l’accès aux contenus, les finalités d’usage, la rémunération, les garanties, les audits, la traçabilité, l’indemnisation et la répartition des responsabilités. En l’absence d’articulation explicite avec ces accords, la présomption pourrait réintroduire de l’incertitude dans des situations que les parties avaient précisément cherché à sécuriser par contrat. Le présent amendement prévoit donc que la présomption est réputée renversée lorsque le fournisseur établit que l’utilisation litigieuse était expressément autorisée par un contrat en vigueur conclu avec le titulaire des droits ou son ayant droit, dans la stricte mesure de cette autorisation.

En clair

Cet amendement permet à une entreprise de justifier l'utilisation d'un contenu protégé en montrant qu'elle dispose d'un contrat valide avec le détenteur des droits.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi suppose par défaut que toute utilisation non autorisée d'un contenu protégé est illégale, sans nécessiter de preuve contraire.

Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

Si une entreprise démontre qu'elle a un contrat en vigueur autorisant l'utilisation litigieuse, la loi considère alors que cette utilisation est légitime.

B

Qui / quoi est concerné

Populations
Indépendants et professions libéralesÉtudiantsFamilles
Acteurs
EntreprisesCollectivités territoriales
Secteurs
Numérique et technologiesÉconomie et emploiDroits fondamentaux et libertés
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Les entreprises pourront plus facilement justifier l'utilisation de contenus protégés via des contrats
  2. Les ayants droit devront mieux négocier les termes des accords pour protéger leurs droits
  3. La responsabilité juridique des fournisseurs d'intelligence artificielle pourrait être réduite en cas de litige
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
  • Encourage la négociation de contrats clairs entre acteurs du numérique, réduisant les ambiguïtés juridiques
  • Facilite l'utilisation légitime des contenus protégés par des entreprises, stimulant l'innovation
▼ Contre l'amendement
  • Pourrait créer des loopholes permettant aux entreprises de contourner les protections des droits d'auteur
  • Augmente le risque de litiges si les termes des contrats sont mal interprétés

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