Amendement n° 37 · Séance publique

GARANTIR LA TRANSPARENCE DU CALCUL DES CONTRIBUTIONS DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES AU FINANCEMENT DES ÉTABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT PRIVÉS SOUS CONTRAT D’ASSOCIATION

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Score de criticité
3/5 NOTABLE
Auteur
Vannier Paul
Texte
Texte de la commission, n° 2925-A0 — Art. Article PREMIER
Examen
1ère lecture (1ère assemblée saisie) · Séance publique
Texte officiel — non généré par Amenda
Article PREMIER

À l’alinéa 2, supprimer la référence : « , L. 442‑5‑1 ».

Exposé sommaire

Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise à abroger la loi Carle. La loi n° 2009-1312 du 28 octobre 2009, dite loi Carle, codifiée à l'article L. 442-5-1 du code de l'éducation, oblige une commune à financer la scolarisation d'un enfant domicilié sur son territoire dans une école privée d'une autre commune, dès lors qu'elle ne dispose pas de capacités d'accueil suffisantes dans ses propres écoles publiques ou que certaines contraintes familiales sont réunies. L'article L. 442-5-2, qui organise le règlement des litiges afférents par le représentant de l'État dans le département, devient sans objet du fait de la présente abrogation et est abrogé en conséquence. Ce mécanisme produit des effets pervers documentés par la mission d'information sur le financement public de l'enseignement privé (rapport d'information n° 2423) : il contribue à la constitution de déserts d'écoles publiques dans les communes rurales et périurbaines, en rendant économiquement rationnelle pour ces communes la non-ouverture ou la fermeture de leurs propres classes. Il transfère par ailleurs une charge financière sur des communes qui n'ont pas choisi d'implanter d'écoles privées sous contrat sur leur territoire. La présente proposition de loi ne remédie pas à cette réalité. Cet amendement propose de mettre fin à la dynamique de déstabilisation de la carte scolaire publique que cette disposition alimente.

En clair

Cet amendement supprime une disposition qui oblige les communes à financer des cours privés dans d'autres communes, pour éviter la fermeture des écoles publiques.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi actuelle exige que les communes détaillent les aides financières versées aux écoles privées, incluant une disposition spécifique (L. 442-5-1) qui oblige les communes à financer la scolarisation d'enfants dans des écoles privées d'autres communes.

Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

Sans cette disposition, les communes ne doivent plus mentionner cette obligation financière, ce qui pourrait éviter les conflits entre communes et réduire les pressions économiques sur les écoles publiques.

B

Qui / quoi est concerné

Populations
FamillesEnfants et mineursCitoyens
Acteurs
Collectivités territoriales
Secteurs
Éducation et formationAdministration publique et collectivitésDémocratie et institutions
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Les communes pourraient économiser des ressources en ne plus financant des écoles privées d'autres communes
  2. Les écoles publiques pourraient rester ouvertes en raison de moins de pression financière
  3. La transparence sur les aides aux écoles privées pourrait diminuer, affectant la gouvernance locale
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
  • Évite la fermeture des écoles publiques en supprimant une charge financière inéquitable
  • Réduit les conflits entre communes et favorise une gestion plus rationnelle des ressources
▼ Contre l'amendement
  • Peut réduire la transparence sur les finances des écoles privées, affectant la vigilance publique
  • Les communes sans écoles privées pourraient manquer d'informations cruciales pour leur planification

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