Amendement n° 12 · Séance publique

RENFORCER LA PROTECTION DES MINEURS EN FORMATION PROFESSIONNELLE

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Score de criticité
4/5 MAJEUR
Auteur
Amiot Ségolène
Texte
Texte de la commission, n° 2878-A0 — Art. Article 11
Examen
1ère lecture (1ère assemblée saisie) · Séance publique
Texte officiel — non généré par Amenda
Article 11

À l’alinéa 4, substituer au montant : « 45 000 » le montant : « 100 000 ».

Exposé sommaire

Cet amendement du groupe parlementaire La France insoumise vise à augmenter le montant de l'amende pour les employeurs qui récidivent à mettre les travailleurs de moins de 18 ans en danger. La délinquance patronale est marquée par l'impunité. Les employeurs fautifs sont trop peu poursuivis et sanctionnés pour les manquements mortels à leurs obligations. Pour les accidents du travail graves et mortels, la CGT TEFP relève par exemple que dans le Rhône, pour la période du 1er juillet 2020 à fin 2022, 86% des accidents graves et mortels qui ont donné lieu à une poursuite n’ont donné lieu à aucune sanction. Le mépris pour les règles de sécurité au travail et la protection de la santé des travailleurs a un fondement très banal : ne pas investir pour améliorer les conditions de travail et donc minimiser les coûts de production. Ainsi, le rapport de l'EUCLID (clinique de Droit de Paris Nanterre) remis au Syndicat de la magistrature observe la "prédominance d’intérêts économiques derrière le non-respect des règles de sécurité au travail". Sur fond d'inaction publique et de délinquance patronale, des enfants continuent à mourir lors de mises en situation professionnelle : 5 élèves adolescents sont morts lors de stages en 2025. Le Gouvernement insoumise au pouvoir lorsque Jean-Luc Mélenchon sera président de la République fera la politique du zéro mort au travail. Dans l'attente de cette rupture avec les politiques de malheur imposées par la macronie, les député.e.s et député.s du groupe La France insoumise propose de toucher au portefeuille les employeurs qui récidivent dans la mise en danger d'enfants, en portant l'amende en cas de récidive à 100 000 euros.

En clair

Augmenter la sanction contre les employeurs récidivants qui mettent en danger les jeunes travailleurs.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi actuelle prévoit une amende de 20 000 euros pour une première infraction liée à un jeune travailleur. En cas de récidive, l'amende passe à 45 000 euros, accompagnée d'une peine d'emprisonnement et d'une exclusion de la procédure des marchés publics.

Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

Si l'amendement est adopté, la sanction pour une récidive liée à un jeune travailleur serait portée à 100 000 euros, avec une peine d'emprisonnement et une exclusion des marchés publics.

B

Qui / quoi est concerné

Populations
Employeurs et chefs d'entrepriseEnfants et mineursFamilles
Acteurs
Organisations syndicales et patronalesTrès petites entreprises
Secteurs
Sécurité et ordre publicSantéÉconomie et emploi
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Les employeurs récidivants seraient sanctionnés plus sévèrement, réduisant les risques pour les jeunes travailleurs.
  2. Les coûts de non-respect des règles de sécurité pourraient augmenter pour les entreprises, pouvant affecter leur activité.
  3. Une amende plus élevée pourrait encourager une meilleure application des normes de sécurité dans les secteurs de l'emploi des jeunes.
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
  • Une amende plus élevée découragerait les employeurs de négliger la sécurité des jeunes travailleurs.
  • Cela renforcerait la protection des mineurs en cas d'infraction récidivante, limitant les risques de graves accidents.
▼ Contre l'amendement
  • Les très petites entreprises pourraient être pénalisées de manière disproportionnée par des amendes élevées.
  • Une sanction plus sévère ne garantit pas automatiquement une meilleure sécurité, sans accompagnement par des mesures préventives.

ⓘ Amenda informe, elle ne décide pas à votre place. Les analyses sont strictement factuelles et sourcées — le jugement politique vous appartient.