Amendement n° 51 · Séance publique

PRÉVENIR LES OCCUPATIONS SANS DROIT NI TITRE EN ENCADRANT LA SOUSCRIPTION DES CONTRATS ESSENTIELS

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Score de criticité
4/5 MAJEUR
Auteur
Berrios Sylvain
Texte
Texte de la commission, n° 2926-A0 — Art. Après l'article 2
Examen
1ère lecture (1ère assemblée saisie) · Séance publique
Texte officiel — non généré par Amenda
Après l'article 2

L’article 38 de la loi n° 2007‑290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Lorsque les conditions prévues au premier alinéa du présent article sont réunies et indépendamment de la décision relative à la mise en demeure de quitter les lieux, le représentant de l’État dans le département, saisi d’une demande en ce sens, enjoint au gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité ou de gaz naturel de suspendre l’alimentation en électricité et, le cas échéant, en gaz naturel du local faisant l’objet d’une occupation illicite. Cette décision intervient dans le délai mentionné au troisième alinéa. Elle est notifiée à l’occupant. »

Exposé sommaire

Cet amendement vise à rendre plus efficace la lutte contre les occupations illicites, en offrant aux préfets un levier d’action concret pour mettre fin à des situations bloquées. La suspension des contrats essentiels constitue un moyen de dissuasion important, limitant les occupations sans droit ni titre dans des logements ou locaux. En accélérant la sortie de l’occupation illégale, le dispositif contribue à rétablir plus rapidement le droit de propriété et donc de soutenir les propriétaires démunis face à des procédures d’expulsion longues, tout en renforçant l’autorité de l’État dans l’exécution des décisions administratives.

En clair

Permet aux autorités de couper l'électricité et le gaz à des occupants illégaux pour les expulser plus rapidement.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

Les fournisseurs doivent réparer les préjudices causés par une occupation illégale, mais sans pouvoir directement intervenir pour expulser l'occupant.

Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

Les préfets peuvent ordonner la suspension des services énergétiques à des occupants sans titre, accélérant leur expulsion et protégeant les propriétaires.

B

Qui / quoi est concerné

Populations
PropriétairesLocatairesConsommateurs
Acteurs
EntreprisesAutorités administratives indépendantes
Secteurs
Administration publique et collectivitésImmobilier et logementSécurité et ordre public
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Les propriétaires pourraient récupérer leur logement plus rapidement en cas d'occupation illégale
  2. Les occupants sans titre sont confrontés à une mesure de dissuasion supplémentaire
  3. L'État renforce son pouvoir d'expulsion face aux situations bloquées
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
  • Permet aux propriétaires de protéger leurs biens sans attendre des procédures longues
  • Accélère la résolution des occupations illicites pour rétablir l'ordre public
▼ Contre l'amendement
  • Les occupants sans titre pourraient être exposés à des risques de sécurité liés à la coupure d'énergie
  • Crée une charge administrative supplémentaire pour les autorités locales

ⓘ Amenda informe, elle ne décide pas à votre place. Les analyses sont strictement factuelles et sourcées — le jugement politique vous appartient.