Amendement n° 74 · Séance publique

RELATIVE À L'INSTAURATION D'UNE PRÉSOMPTION D'EXPLOITATION DES CONTENUS CULTURELS PAR LES FOURNISSEURS D'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

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Score de criticité
3/5 NOTABLE
Auteur
Kasbarian Guillaume
Texte
Texte de la commission, n° 2864-A0 — Art. Article UNIQUE
Examen
1ère lecture (2ème assemblée saisie) · Séance publique
Texte officiel — non généré par Amenda
Article UNIQUE

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant : « Lorsque la présomption est invoquée à l’encontre d’un fournisseur répondant à la définition des petites et moyennes entreprises au sens de l’annexe I du règlement (UE) 651/2014, le juge tient compte de ses capacités techniques et économiques dans l’appréciation des modalités de la preuve contraire. »

Exposé sommaire

La présomption frappera de manière disproportionnée les PME et start-ups françaises du secteur de l'intelligence artificielle, qui ne disposent pas des ressources juridiques et financières nécessaires pour faire face à une vague contentieuse. Les grands opérateurs américains disposent, eux, d'équipes juridiques considérables capables d'absorber ce coût. Une modulation des exigences probatoires en fonction de la taille de l'opérateur permettrait de préserver l'écosystème européen d'innovation sans affaiblir la protection des titulaires de droits.

En clair

L'amendement protège les PME et start-ups françaises en ajustant les règles de preuve contre les grandes entreprises, pour éviter leur désavantage face aux contentieux.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi actuelle applique une présomption de faute sans tenir compte des capacités techniques et économiques des entreprises, créant un déséquilibre entre les PME et les grands opérateurs.

Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

Si l'amendement est adopté, les juges évalueront spécifiquement les ressources des PME et start-ups pour ajuster les exigences de preuve, leur offrant un avantage proportionné.

B

Qui / quoi est concerné

Populations
Non déterminé
Acteurs
Petites et moyennes entreprisesStartupOrganismes internationaux et UE
Secteurs
Numérique et technologiesJustice et procédure judiciaireSécurité et ordre public
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Les PME et start-ups auront plus de chances de défendre leurs intérêts face aux grandes entreprises
  2. L'écosystème de l'innovation en France pourrait se renforcer en protégeant les acteurs locaux
  3. Les coûts juridiques pour les PME pourraient diminuer, favorisant leur développement
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
  • Équilibrer les conditions de défense entre entreprises de tailles différentes, en évitant la désavantageuse des PME
  • Protéger l'innovation européenne en limitant les pressions des multinationales
▼ Contre l'amendement
  • Courir le risque de faiblir la protection des droits en modifiant les normes probatoires
  • Créer une asymétrie entre les acteurs, en favorisant un standard de preuve moins exigeant pour les PME

ⓘ Amenda informe, elle ne décide pas à votre place. Les analyses sont strictement factuelles et sourcées — le jugement politique vous appartient.