Amendement n° 38 · Séance publique

SUSPENDRE LE REGROUPEMENT FAMILIAL ET LA RÉUNIFICATION FAMILIALE DES ÉTRANGERS BÉNÉFICIAIRES DE LA PROTECTION SUBSIDIAIRE

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Score de criticité
?/5
Auteur
Lucas-Lundy Benjamin
Texte
Proposition de loi, n° 2785 — Art. Article PREMIER
Examen
1ère lecture (1ère assemblée saisie) · Séance publique
Article PREMIER

À la seconde phrase de l’alinéa 4, supprimer le mot : « extrême ».

Exposé sommaire

L'alinéa 4 de l'article premier prévoit une dérogation à la suspension pour les situations d'« extrême urgence ». Cette notion est trop floue et laisse une part d'interprétation trop grande. En outre, la notion d'urgence en matière d'asile et de protection internationale est par essence déjà une situation d'extrême urgence. Une personne qui sollicite la protection subsidiaire fuit, par définition, des risques graves contre sa vie, son intégrité physique ou sa liberté. Hiérarchiser l'urgence en distinguant les situations d'urgence des situations d'extrême urgence revient à introduire une gradation arbitraire qui serait nécessairement source d'inégalités de traitement. En second lieu, l'absence de définition d'« extrême urgence » laisserait une marge d'appréciation trop large aux juridictions et ouvrirait la voie à des décisions arbitraires. Relevant de l'interprétation souveraine des juges, ces décisions pourraient être diamétralement opposées alors même que les requérants se trouvent dans des situations analogues. L'introduction d'une condition supra-qualifiée d'urgence, dépourvue de tout critère objectif, risque ainsi de créer une rupture d'égalité entre des requérants qui sont pourtant en droit d'être traités de manière équitable et non discriminatoire. Pour ces motifs, le présent amendement propose de ramener la condition au simple critère d'urgence, qui est déjà en lui-même une condition exigeante et opérationnelle.

En clair

L'amendement vise à simplifier la notion d'urgence en supprimant le terme 'extrême' pour éviter les inégalités de traitement.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

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Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

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B

Qui / quoi est concerné

Populations
FamillesCitoyensÉtudiants
Acteurs
Autorités judiciairesOrganisations syndicales et patronales
Secteurs
Droits fondamentaux et libertésJustice et procédure judiciaireSécurité et ordre public
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Les personnes en situation d'urgence pourraient bénéficier de droits de regroupement familiaux plus facilement.
  2. La suppression de « extrême » réduit les marges d'interprétation arbitraires des juridictions.
  3. Une égalité de traitement est garantie entre requérants dans des situations analogues.
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
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▼ Contre l'amendement
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