Amendement n° 8 · Séance publique

SIMPLIFICATION ADMINISTRATIVE DES DROITS ET PRESTATIONS POUR LES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP

→ Lire l'amendement sur le site officiel
Score de criticité
3/5 NOTABLE
Auteur
Belouassa-Cherifi Anaïs
Texte
Proposition de loi, n° 1827 — Art. Après l'article PREMIER
Examen
1ère lecture (1ère assemblée saisie) · Séance publique
Après l'article PREMIER

Dans un délai de six mois à compter de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les moyens financiers et humains des maisons départementales. Il analyse, entre autres, le temps accordé à chaque dossier et le nombre de dossiers traités par agent et détaille les disparités territoriales de ces indicateurs. Il évalue également l’impact des délais d’attente sur les usagers.

Exposé sommaire

Cet amendement des député.es membres du groupe parlementaire La France Insoumise sollicite un rapport sur les moyens humains et financiers des maisons départementale des personnes handicapées et leur capacité à traiter les demandes. Alors que le nombre de demandes d’ouverture ou de réexamen de droit auprès des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), est en augmentation continue, de 9% entre 2022 et 2023 d’après la CNSA. Les moyens humains et financiers ne suivent pas. 1,8 million de personnes ont adressés une demande à une MDPH en 2023, soit 2,6% de la population alors que les MDPH ne disposent que de 5650 équivalents temps plein pour y répondre. Ainsi les délais de traitement moyens des demandes étaient de 4,7 mois en 2023, avec de fortes disparités locales. En effet, dans le Cantal les délais sont en moyenne de 2,2 mois alors que pour la Seine-Maritime ils sont de 9,4 mois, et jusqu’à 15 mois à Mayotte. Cela nuit aux usagers qui peinent à accéder à leurs droits, que ce soit concernant l’accompagnement pour les élèves en situation de handicap à la rentrée où sont observés des délais impactant fortement la scolarité des élèves, l’attribution de l’allocation adulte handicapé (AAH) qui place les bénéficiaires dans des situations extrêmement précaires . Des usagers fragiles laissés à eux-mêmes n'obtiennent l’aide pour la vie quotidienne qui leur est nécessaire. La surcharge de travail qui touche les agents des MDPH les oblige à privilégier une gestion du volume de dossiers adressés, sans pouvoir toujours assurer un traitement de qualité. C’est pourquoi cet amendement des député.es membres du groupe parlementaire La France Insoumise sollicite un rapport sur les moyens humains et financiers des MDPH et leur capacité à traiter les demandes.

En clair

Un amendement propose un rapport sur les ressources des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et leur capacité à traiter les demandes, pour améliorer l'accès aux droits.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi actuelle modifie le code de l'action sociale et des familles pour attribuer des droits sociaux sans limite de durée aux personnes handicapées, sous certaines conditions.

Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

L'amendement exige que le gouvernement évalue les ressources humaines et financières des MDPH, analyse les délais de traitement, les disparités territoriales et l'impact sur les usagers, en remettant un rapport au Parlement dans six mois.

B

Qui / quoi est concerné

Populations
Personnes en situation de handicapCitoyensPatients et usagers du système de santé
Acteurs
Collectivités territorialesParlement
Secteurs
SantéAdministration publique et collectivitésDémocratie et institutions
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Identifier les lacunes des MDPH en ressources et temps de traitement
  2. Améliorer la qualité des services et l'équité territoriale
  3. Garantir un accès plus rapide aux droits essentiels pour les usagers
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
  • Permettre une évaluation objective des capacités des MDPH
  • Faciliter l'ajustement des ressources pour réduire les délais
▼ Contre l'amendement
  • Créer une charge administrative supplémentaire pour le gouvernement
  • Risquer une utilisation politique du rapport sans actions concrètes

 Amenda informe, elle ne décide pas à votre place. Les analyses sont strictement factuelles et sourcées — le jugement politique vous appartient.