Amendement n° 5 · Séance publique

RELANCER LE SECTEUR DU LOGEMENT

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Score de criticité
3/5 NOTABLE
Auteur
Soudais Ersilia
Texte
Proposition de loi, n° 1411 — Art. Article 2
Examen
1ère lecture (1ère assemblée saisie) · Séance publique
Article 2

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

Par cet amendement, les députés LFI-NFP proposent de supprimer cet article. Il vise à permettre une exonération des prélèvements sociaux sur les plus-values immobilières au bout de dix ans. Cette disposition, dans la continuité de l’article 1er, vise à accélérer les exonérations fiscales en faveur des détenteurs de biens fonciers et immobiliers. Sous couvert d’efficacité, elle profite d’abord aux rentiers du foncier, au détriment de l’intérêt général. Cet article, à l’image de cette proposition de loi, contribue à renforcer les logiques d’investissement spéculatif. La fiscalité foncière devient un instrument d’optimisation et alimente une logique purement spéculative, déconnectée de la fonction première de l’immobilier : loger le peuple. Cette volonté s’inscrit dans la continuité des politiques des gouvernements successifs de ces dernières années, qui favorisent les cadeaux fiscaux au parc locatif privé plutôt que de mettre en œuvre une véritable volonté politique pour résoudre la crise du logement. Il est temps d’en finir avec ces politiques inefficaces et injustes. Face à la crise du logement, à l’explosion des loyers et à la spéculation foncière, il est urgent de changer de cap. Les outils fiscaux doivent servir à encadrer les prix, mobiliser les logements vacants et favoriser l’accès au logement pour tous, non à booster les profits de quelques-uns. Le mal-logement en France résulte d'un recul de l'Etat, comme en témoigne le niveau historiquement bas de construction de logements sociaux ces vingt dernières années. Selon l’INSEE, en 2025, seuls 14 % des Français possèdent plus d’un logement, et 3,5 % des ménages détiennent près de la moitié du parc privé mis en location. Cette mesure ne relancera pas la politique du logement : elle ne profitera qu’aux plus fortunés. En résumé, cet article poursuit une politique fiscale inefficace et socialement injuste. Dans la lignée des politiques macronistes, cette disposition réduira à nouveau les recettes de l’État, ouvrant la voie à une justification supplémentaire de l’austérité dans nos services publics. Il faut rompre avec cette logique et réorienter résolument l’action publique vers un logement accessible, durable et digne pour toutes et tous. Pour toutes ces raisons, nous demandons donc la suppression de cet article.

En clair

Cet amendement vise à supprimer une disposition qui exonérerait les plus-values immobilières de prélèvements sociaux après dix ans, bénéficiant principalement aux propriétaires.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi actuelle modifie le code de la sécurité sociale pour ajuster les règles d'abattement sur les plus-values immobilières, en supprimant certains textes existants.

Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

Si l'amendement est adopté, la disposition sera supprimée, ce qui signifie que les plus-values immobilières resteront soumises aux prélèvements sociaux sans exonération après dix ans.

B

Qui / quoi est concerné

Populations
PropriétairesCitoyensFonctionnaires
Acteurs
Collectivités territoriales
Secteurs
FiscalitéImmobilier et logementDémocratie et institutions
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Les propriétaires bénéficieraient moins d'exonérations fiscales sur leurs plus-values immobilières
  2. L'État pourrait recouler davantage d'impôts sur les gains immobiliers
  3. Les politiques de logement pourraient être renforcées grâce à des recettes publiques accrues
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
  • Réduire les avantages fiscaux des propriétaires pour favoriser une fiscalité plus juste
  • Encourager une utilisation plus responsable des biens immobiliers plutôt que leur détention spéculative
▼ Contre l'amendement
  • Augmenter les coûts d'investissement pour les propriétaires, pouvant affecter leur rentabilité
  • Risquer de déstabiliser les marchés immobiliers en réduisant les incitations à l'investissement

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