Amendement n° 1 · Séance publique

RELANCER LE SECTEUR DU LOGEMENT

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Score de criticité
3/5 NOTABLE
Auteur
Echaniz Inaki
Texte
Proposition de loi, n° 1411 — Art. Article PREMIER
Examen
1ère lecture (1ère assemblée saisie) · Séance publique
Article PREMIER

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à supprimer le premier article qui entend réviser la taxe sur les plus-values immobilières. Cet article propose d’exonérer les propriétaires soumis à la taxe sur la plus-value immobilière, après dix années de détention de leur bien. Il prévoit également d’augmenter l’abattement de l’assiette imposable au-delà de la cinquième année de détention. Aujourd’hui, la taxe sur la plus-value immobilière est de l’ordre de 19 % pour l’impôt sur le revenu, et de 17,2 % au titre des prélèvements sociaux. Passées les 5 premières années de détention, l’assiette de plus-value bénéficie de deux types abattements, pour la taxation sur la plus-value immobilière et pour les prélèvements sociaux. Au-delà de la trentième année de détention, les propriétaires sont totalement exonérés de ces taxes et prélèvements. Quelle que soit la nature du bien vendu, la vente d’une résidence principale est exonérée de tout impôt au titre des plus-values. La proposition de loi propose d‘exonérer les propriétaires de la taxe sur la plus-value après dix années de détention et d’atténuer l’assiette imposable de 20 % par an au-delà de la cinquième année de détention, contre 6 % chaque année jusqu’à la 21ème année, et 4 % pour la 22ème année de détention dans le droit actuel. Pourtant, l’imposition sur les plus-values immobilières constituaient en 2024 une recette estimée à 3 milliards d’euros. Il contribue au financement de la Sécurité sociale et au budget de l’État. En plus de garantir des recettes régulières, cette taxe vise à limiter la spéculation immobilière en rendant la détention longue plus attractive fiscalement. Cette taxation contribue également à limiter la concentration du patrimoine entre les mains de quelques ménages, en particulier dans un contexte où l’héritage est une composante centrale dans la constitution des fortunes. Pour rappel, 10 % des Français détiennent désormais plus de la moitié de la richesse du pays et la fortune héritée représente 60 % du patrimoine national contre 35 % dans les années 1970. Pour toutes ces raisons, le groupe socialistes et apparentés s’oppose à l’abaissement et la suppression précoce de cette taxe.

En clair

Cet amendement vise à réduire l'exonération fiscale sur les plus-values immobilières en limitant l'exonération à 10 ans au lieu de 30 et à modifier les abattements progressifs.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi actuelle prévoit une exonération totale des taxes sur les plus-values immobilières après 30 ans de détention, avec un abattement progressif de 6 % par an jusqu'à la 21e année et 4 % pour la 22e. La taxe génère 3 milliards d'euros par an, financant la Sécurité sociale et l'État, tout en limitant la spéculation immobilière et la concentration de richesse.

Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

Si l'amendement est adopté, les propriétaires seraient exonérés des taxes après 10 ans de détention, avec un abattement de 20 % par an à partir de la 5e année. Cela réduirait les recettes publiques et pourrait encourager la vente rapide des biens immobiliers.

B

Qui / quoi est concerné

Populations
PropriétairesFamillesConsommateurs
Acteurs
Collectivités territorialesEntreprises
Secteurs
Immobilier et logementFiscalitéEnvironnement
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Réduction des recettes fiscales de 3 milliards d'euros par an pour l'État
  2. Encouragement à la vente rapide des biens immobiliers par les propriétaires
  3. Diminution des contrôles sur la spéculation immobilière à long terme
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
  • Réduire la pression fiscale sur les propriétaires après 10 ans de détention
  • Simplifier les règles d'imposition des plus-values immobilières
▼ Contre l'amendement
  • Menace les recettes publiques essentielles pour le financement de la Sécurité sociale
  • Encourage la concentration de richesse en limitant l'effet dissuasif de l'imposition à long terme

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