Amendement n° 52 · Séance publique

RELATIVE À L'INSTAURATION D'UNE PRÉSOMPTION D'EXPLOITATION DES CONTENUS CULTURELS PAR LES FOURNISSEURS D'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

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Score de criticité
?/5
Auteur
Midy Paul
Texte
Texte de la commission, n° 2864-A0 — Art. Après l'article UNIQUE
Examen
1ère lecture (2ème assemblée saisie) · Séance publique
Après l'article UNIQUE

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les conséquences du dispositif instauré par l'article L. 331-4-1 du code de la propriété intellectuelle sur les petites et moyennes entreprises ainsi que sur les jeunes entreprises innovantes du secteur de l'intelligence artificielle établies sur le territoire français. Ce rapport examine notamment : 1° La capacité des entreprises de taille modeste à absorber les coûts juridiques et administratifs liés à la mise en conformité avec les exigences probatoires résultant de la présomption ; 2° Les effets différenciés du dispositif selon la taille des opérateurs, en particulier au regard de leur capacité à constituer et à conserver la documentation technique nécessaire pour renverser la présomption ; 3° Les risques de distorsion de concurrence au bénéfice des opérateurs étrangers de grande taille disposant de ressources juridiques et financières significatives.

Exposé sommaire

Les analyses juridiques et économiques relatives à la présente proposition de loi soulignent de manière convergente que le dispositif de présomption bénéficiera principalement aux acteurs disposant de ressources financières suffisantes pour absorber les coûts de contentieux, c'est-à-dire les grands opérateurs étrangers. À l'inverse, les petites et moyennes entreprises ainsi que les jeunes entreprises innovantes françaises du secteur de l'intelligence artificielle seront les plus exposées aux risques de contentieux et aux coûts de mise en conformité, sans pouvoir bénéficier des mêmes économies d'échelle que leurs concurrents de grande taille. Une telle asymétrie risque de fragiliser l'écosystème français de l'intelligence artificielle et de produire des effets contraires à l'objectif de développement d'une industrie européenne souveraine dans ce secteur. Le présent amendement vise à garantir que le Parlement dispose d'une évaluation précise de ces effets différenciés.

En clair

Cet amendement exige que le gouvernement évalue l'impact d'une règle juridique sur les petites entreprises et les startups françaises, afin de vérifier si cette règle les met en difficulté face aux grandes entreprises étrangères.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

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Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

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B

Qui / quoi est concerné

Populations
Non déterminé
Acteurs
Petites et moyennes entreprisesStartupGrandes entreprises
Secteurs
Économie et emploiJustice et procédure judiciaireDémocratie et institutions
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Les petites entreprises et startups pourraient bénéficier d'une analyse objective de leurs difficultés face aux grandes entreprises.
  2. Le rapport pourrait entraîner des ajustements législatifs pour réduire les inégalités de concurrence.
  3. Les citoyens pourraient voir des mesures politiques plus adaptées à leur situation économique.
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
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▼ Contre l'amendement
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