Amendement n° 21 · Séance publique

RELATIVE À L'INSTAURATION D'UNE PRÉSOMPTION D'EXPLOITATION DES CONTENUS CULTURELS PAR LES FOURNISSEURS D'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

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Score de criticité
?/5
Auteur
Midy Paul
Texte
Texte de la commission, n° 2864-A0 — Art. Après l'article UNIQUE
Examen
1ère lecture (2ème assemblée saisie) · Séance publique
Après l'article UNIQUE

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la compatibilité du mécanisme de présomption instauré par l’article L. 331‑4-1 du code de la propriété intellectuelle avec les exigences de la directive 2004/48/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au respect des droits de propriété intellectuelle, notamment au regard : 1° Des conditions dans lesquelles la production de preuves peut être ordonnée en application de l’article 6 de ladite directive, qui subordonne toute injonction de produire des éléments de preuve à la présentation préalable par le demandeur d’éléments de preuve raisonnablement accessibles et suffisants pour étayer ses allégations ; 2° De la proportionnalité des mesures probatoires imposées aux fournisseurs de systèmes d’intelligence artificielle pour renverser la présomption.

Exposé sommaire

La directive 2004/48/CE relative au respect des droits de propriété intellectuelle prévoit un régime harmonisé applicable à la production de preuves dans les litiges en matière de propriété intellectuelle. En particulier, son article 6 subordonne toute injonction de produire des éléments de preuve détenus par la partie adverse à la condition que le demandeur ait préalablement présenté des éléments raisonnablement accessibles et suffisants pour étayer ses allégations. Or, la présomption instaurée par le présent article est susceptible de déclencher, à partir d'un simple « indice », une obligation probatoire particulièrement lourde pour les fournisseurs. Ce mécanisme excède potentiellement le seuil harmonisé par la directive 2004/48/CE et risque de créer un régime national plus contraignant que celui voulu par le législateur européen. Le présent amendement vise à permettre au Parlement d'évaluer la compatibilité du dispositif avec ce cadre harmonisé, afin de prévenir tout risque de condamnation de la France pour violation du droit de l'Union européenne.

En clair

L'amendement exige que le gouvernement vérifie si les règles de présomption d'infraction en matière de propriété intellectuelle respectent les normes européennes, pour éviter des sanctions de l'Union européenne.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

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Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

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B

Qui / quoi est concerné

Populations
Non déterminé
Acteurs
ParlementÉtat et administrations centralesEntreprises
Secteurs
Numérique et technologiesJustice et procédure judiciaireDroits fondamentaux et libertés
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Le gouvernement doit réaliser une évaluation juridique en six mois, ce qui pourrait retarder l'application de la loi.
  2. Un non-respect des normes européennes pourrait entraîner des sanctions pour la France.
  3. Les fournisseurs d'intelligence artificielle pourraient être soumis à des obligations probatoires plus claires et équilibrées.
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
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▼ Contre l'amendement
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