Amendement n° 4 · Séance publique

ENCOURAGER LES PARTENARIATS ENTRE LES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES ET LES PERSONNES MORALES DE DROIT PRIVÉ EN MATIÈRE D'ACQUISITION, DE RÉALISATION OU DE RÉNOVATION D'ÉQUIPEMENTS SPORTIFS

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Score de criticité
3/5 NOTABLE
Auteur
Amard Gabriel
Texte
Proposition de loi, n° 2667 — Art. Article PREMIER
Examen
1ère lecture (1ère assemblée saisie) · Séance publique
Article PREMIER

À l’alinéa 6, après le mot : « privé », insérer les mots : « à but non lucratif ».

Exposé sommaire

Cet amendement des député.es du groupe La France Insoumise vise à réserver le bénéfice des subventions publiques prévues par cet article aux seules personnes morales de droit privé à but non lucratif. Les équipements sportifs financés par les collectivités territoriales participent à l’exercice d’une mission d’intérêt général et reposent historiquement sur le tissu associatif sportif. En France, les associations sportives représentent une part essentielle de la vie associative : les associations sportives constituent près d’un quart des associations actives et reposent largement sur l’engagement bénévole. Les collectivités locales, notamment les communes, constituent par ailleurs la première source de financement public des associations sportives, en particulier via la mise à disposition et le financement d’équipements sportifs. À l’inverse, l’ouverture de ces financements publics à des structures lucratives conduirait à une privatisation des bénéfices et à une socialisation des pertes : les collectivités financeraient des infrastructures dont les recettes, la valorisation commerciale et les profits seraient captés par des acteurs privés. Cette logique favoriserait également une appropriation commerciale croissante des équipements et compétitions sportives, au détriment de l’accès populaire au sport et de l’ancrage local des pratiques sportives. Les infrastructures sportives financées par l’argent public ne sauraient devenir des outils de rentabilité destinés à des opérateurs marchands. Au contraire, il convient de privilégier la gestion en régie publique ou par le biais d’associations à but non lucratif, afin de garantir l’accessibilité tarifaire des équipements, d’éviter des droits d’entrée exorbitants et de préserver la vocation éducative, sociale et émancipatrice du sport.

En clair

L'amendement limite les subventions publiques pour les équipements sportifs aux associations à but non lucratif, pour protéger l'accès gratuit au sport.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi actuelle permet aux collectivités territoriales de financer des équipements sportifs en donnant des subventions à des structures privées, y compris des entreprises lucratives.

Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

Si l'amendement est adopté, seules les associations à but non lucratif pourront bénéficier de ces subventions, garantissant que les équipements sportifs restent accessibles à tous et ne deviennent pas des outils commerciaux.

B

Qui / quoi est concerné

Populations
CitoyensEnfants et mineursPersonnes en situation de handicap
Acteurs
AssociationsCollectivités territoriales
Secteurs
Éducation et formationSécurité et ordre publicDémocratie et institutions
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Les équipements sportifs resteront accessibles gratuitement ou à prix modique, sans risque de privatisation par des entreprises lucratives
  2. Les associations locales pourront mieux gérer les infrastructures en alignant leurs objectifs avec les besoins des citoyens
  3. Les collectivités territoriales éviteront de financer des projets dont les profits seraient détournés par des acteurs privés
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
  • Protéger l'accès au sport pour tous, notamment les plus vulnérables, en évitant que les infrastructures ne deviennent des marchandises
  • Stabiliser la gestion des équipements sportifs via des associations reconnues pour leur engagement communautaire
▼ Contre l'amendement
  • Les entreprises pourraient avoir des ressources financières supérieures pour moderniser les infrastructures, ce qui pourrait améliorer la qualité des équipements
  • Une restriction excessive pourrait limiter l'innovation ou la modernisation des installations sportives en excluant des acteurs privés compétents

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