Amendement n° 4 · Séance publique

GARANTIR L'INTERDICTION DE LA VAISSELLE EN PLASTIQUE DANS LA RESTAURATION COLLECTIVE ACCUEILLANT DU JEUNE PUBLIC ET LIÉE À LA PETITE ENFANCE

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Score de criticité
4/5 MAJEUR
Auteur
de Pélichy Constance
Texte
Texte de la commission, n° 2838-A0 — Art. Après l'article PREMIER
Examen
1ère lecture (1ère assemblée saisie) · Séance publique
Après l'article PREMIER

L’avant-dernier alinéa du III de l’article L. 541‑15‑10 du code de l’environnement est ainsi modifié : 1° À la première phrase, les mots : « services de pédiatrie, d’obstétrique et de maternité » sont remplacés par les mots : « établissements de santé » ; 2° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Dans les établissements de santé, le présent alinéa est applicable au plus tard le 1er janvier 2030. ».

Exposé sommaire

Cet amendement vise à interdire, d’ici 2030, l’utilisation de contenants alimentaires en plastique dans l’ensemble des services des établissements de santé. Depuis 2025, les services accueillant des enfants et des femmes enceintes sont déjà soumis à cette interdiction. Or, les risques sanitaires liés aux plastiques alimentaires concernent toutes les personnes hospitalisées, qui sont par définition, vulnérables. Les échanges avec les acteurs du secteur, notamment avec la Fédération hospitalière de France, ont confirmé qu’une évolution de fond était engagée. La restauration hospitalière ne peut plus être regardée seulement comme un sujet logistique, et doit être reconnue comme une composante du soin. On ne peut pas, d’un côté soigner, et de l’autre maintenir des expositions évitables à des substances présentant des risques sanitaires. Cette évolution est réaliste. De nombreux établissements, parmi lesquels les centres hospitaliers de Limoges, de La Réunion, du Mans, de Moulins ou encore de Créteil, sont déjà engagés dans cette dynamique. L’extension proposée présente un intérêt opérationnel et économique. Elle permettrait d’augmenter les volumes concernés et de renforcer la viabilité économique des filières de lavage et de réemploi. Elle créerait les économies d’échelle nécessaires pour structurer durablement des alternatives au plastique. Enfin, cet amendement apporte de la visibilité aux établissements, aux acheteurs publics et aux fournisseurs. Plutôt que d’imposer aux hôpitaux une adaptation en deux temps - d’abord pour les services de pédiatrie et de maternité, puis pour le reste de l’établissement -, il permet d'adapter les chaînes logistiques une seule fois, selon un calendrier laissant aux acteurs le temps nécessaire pour s’y préparer. Le rôle de l’examen parlementaire est d’améliorer la loi au service de l’intérêt général. C’est précisément ce que propose cet amendement.

En clair

Cet amendement vise à interdire l'utilisation de contenants en plastique pour les aliments dans tous les établissements de santé d'ici 2030, en allant au-delà des services de pédiatrie et obstétrique déjà concernés depuis 2025.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi actuelle interdit déjà l'utilisation de contenants en plastique alimentaires dans les services de pédiatrie et obstétrique depuis 2025, mais ne s'applique pas à l'ensemble des établissements de santé.

Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

À partir du 1er janvier 2030, tous les établissements de santé devront utiliser exclusivement des contenants non plastiques pour les aliments, couvrant l'ensemble des services et patients.

B

Qui / quoi est concerné

Populations
Patients et usagers du système de santéConsommateursFamilles
Acteurs
Établissements publicsEntreprisesCollectivités territoriales
Secteurs
EnvironnementSantéÉconomie et emploi
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Les hôpitaux devront remplacer systématiquement les contenants plastiques par des alternatives durables, augmentant leurs coûts initiaux.
  2. La réduction des plastiques alimentaires limite les risques sanitaires pour tous les patients, notamment les personnes vulnérables.
  3. Les fournisseurs et logistiques des établissements de santé doivent s'adapter à un calendrier unifié, facilitant les économies d'échelle.
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
  • L'interdiction généralisée protège davantage de patients en réduisant l'exposition aux substances toxiques liées aux plastiques.
  • L'extension du délai permet une transition progressive, favorisant la structuration de filières durables et économiques.
▼ Contre l'amendement
  • Les hôpitaux pourraient rencontrer des coûts élevés pour remplacer les systèmes actuels, surtout dans les établissements plus petits.
  • Une transition rapide pourrait créer des déséquilibres logistiques si les fournisseurs ne s'adaptent pas suffisamment rapidement.

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