Amendement n° 6 · Séance publique

PROTÉGER LES PETITS PORTEURS ET LES ENTREPRISES DES FONDS VAUTOURS

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Score de criticité
3/5 NOTABLE
Auteur
Trouvé Aurélie
Texte
Texte de la commission, n° 2938-A0 — Art. Article UNIQUE
Examen
1ère lecture (1ère assemblée saisie) · Séance publique
Article UNIQUE

Compléter cet article par l’alinéa suivant : « Lorsque les instruments financiers mentionnés au premier alinéa donnent accès au capital de l’émetteur, leur émission, leur conversion, leur échange, leur remboursement ou leur exercice ne peut avoir pour effet, directement ou indirectement, d’entraîner l’émission d’un nombre d’actions nouvelles supérieur à 20 % du nombre d’actions composant le capital social de l’émetteur à la date de conclusion de l’opération, apprécié sur une période de douze mois glissants. Toute stipulation contraire est réputée non écrite. »

Exposé sommaire

Cet amendement de repli plafonne le nombre d'actions nouvelles émises via des opérations de financement donnant accès au capital de la société, et ainsi à empêcher que les financements de type OCABSA ou instruments assimilés puissent fonctionner comme des machines à dilution massive des petits porteurs. L’agrément de l’opérateur dont dispose le texte adopté par la commission ne suffit pas : il faut aussi encadrer les effets concrets du produit financier sur le capital de l’émetteur. Dans ces montages, la baisse du cours peut entraîner l’émission d’un nombre croissant d’actions nouvelles, nourrissant une spirale de dilution au détriment des actionnaires existants. Le présent amendement fixe donc la limite de 20 % d’actions nouvelles sur douze mois glissants. C'est indispensable pour mettre fin aux chèques en blanc dilutifs, et reste bien timoré : en moins de 5 ans, 100 % de nouvelles actions pourraient être émises.

En clair

Cet amendement limite le nombre d'actions nouvelles que peut émettre une entreprise en 12 mois pour éviter la dilution excessive des actions existantes.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi actuelle ne fixe pas de plafond sur le nombre d'actions nouvelles pouvant être émises via des opérations de financement, ce qui pourrait entraîner une dilution massive des actions existantes.

Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

L'émission de nouvelles actions ne pourra pas dépasser 20 % du capital social sur 12 mois, empêchant ainsi les opérations de financement qui diluent les actions des petits actionnaires.

B

Qui / quoi est concerné

Populations
CitoyensPropriétairesÉtudiants
Acteurs
EntreprisesGrandes entreprisesProfessions réglementées
Secteurs
Finances publiquesÉconomie et emploiSécurité et ordre public
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Protection des petits actionnaires contre la dilution excessive des actions
  2. Restriction des mécanismes de financement pouvant entraîner une baisse du cours de bourse
  3. Risque d'entravement aux stratégies de croissance pour les entreprises
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
  • Prévention des pratiques de dilution abusives qui nuisent aux actionnaires existants
  • Renforcement de la transparence et de la protection des petits investisseurs
▼ Contre l'amendement
  • Possibilité de limiter la flexibilité des entreprises pour se développer
  • Risque de complexification des opérations de financement

 Amenda informe, elle ne décide pas à votre place. Les analyses sont strictement factuelles et sourcées — le jugement politique vous appartient.