Amendement n° 4 · Séance publique

PROTÉGER LES PETITS PORTEURS ET LES ENTREPRISES DES FONDS VAUTOURS

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Score de criticité
3/5 NOTABLE
Auteur
Trouvé Aurélie
Texte
Texte de la commission, n° 2938-A0 — Art. Article UNIQUE
Examen
1ère lecture (1ère assemblée saisie) · Séance publique
Article UNIQUE

Compléter cet article par l'alinéa suivant : « Lorsque les instruments financiers mentionnés au premier alinéa donnent accès au capital de l’émetteur, leur émission, leur conversion, leur échange, leur remboursement ou leur exercice ne peut avoir pour effet, directement ou indirectement, d’entraîner l’émission d’un nombre d’actions nouvelles supérieur à 12 % du nombre d’actions composant le capital social de l’émetteur à la date de conclusion de l’opération, apprécié sur une période de douze mois glissants. Toute stipulation contraire est réputée non écrite. »

Exposé sommaire

Par cet amendement de repli, les députés LFI entendent plafonner le nombre d'actions nouvelles émises via des opérations de financement donnant accès au capital de la société, et ainsi à empêcher que les financements de type OCABSA ou instruments assimilés puissent fonctionner comme des machines à dilution massive des petits porteurs. L’agrément de l’opérateur dont dispose le texte adopté par la commission ne suffit pas : il faut aussi encadrer les effets concrets du produit financier sur le capital de l’émetteur. Dans ces montages, la baisse du cours peut entraîner l’émission d’un nombre croissant d’actions nouvelles, nourrissant une spirale de dilution au détriment des actionnaires existants. Le présent amendement fixe donc une limite claire : pas plus de 12 % d’actions nouvelles sur douze mois glissants. C'est indispensable pour mettre fin aux chèques en blanc dilutifs.

En clair

Cet amendement limite le nombre d'actions nouvelles qu'une entreprise peut émettre pour éviter la dilution excessive des parts des actionnaires existants.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi actuelle ne fixe pas de plafond sur le nombre d'actions nouvelles émises via des instruments financiers donnant accès au capital de l'émetteur.

Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

Si l'amendement est adopté, les entreprises ne pourront émettre plus de 12 % d'actions nouvelles sur une période de 12 mois, empêchant ainsi une dilution excessive des actions existantes.

B

Qui / quoi est concerné

Populations
CitoyensPropriétairesFamilles
Acteurs
Entreprises
Secteurs
Finances publiquesSécurité et ordre publicÉconomie et emploi
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Prévention de la dilution massive des actions existantes
  2. Renforcement de la protection des petits actionnaires
  3. Régulation des mécanismes de financement dilutifs
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
  • Protège les petits actionnaires contre la perte de valeur de leurs actions
  • Limite les risques liés aux opérations de financement à effet dilutif
▼ Contre l'amendement
  • Peut entraver la flexibilité des entreprises pour financer leur développement
  • Complique la mise en œuvre de certains outils financiers innovants

 Amenda informe, elle ne décide pas à votre place. Les analyses sont strictement factuelles et sourcées — le jugement politique vous appartient.