Amendement n° 33 · Séance publique

PROTÉGER LES PETITS PORTEURS ET LES ENTREPRISES DES FONDS VAUTOURS

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Score de criticité
3/5 NOTABLE
Auteur
Trouvé Aurélie
Texte
Texte de la commission, n° 2938-A0 — Art. TITRE
Examen
1ère lecture (1ère assemblée saisie) · Séance publique
TITRE

Rédiger ainsi le titre : « simuler une régulation financière pour faire oublier les saillies xénophobes des suprémacistes ».

Exposé sommaire

Cet amendement des députés insoumis prévoit de renommer cette proposition de loi afin d'en révéler la fonction réelle : offrir à ses auteurs un vernis de respectabilité économique pour détourner l'attention du racisme dont ils ont fait leur fonds de commerce politique. Dans les faits, le texte ne régule rien. Il prétend protéger les petits porteurs des fonds vautours, mais son article unique se garde d'interdire (ou même d’encadrer proprement) les OCABSA. Il se borne à les soumettre à un agrément. Un fonds vautour agréé reste un fonds vautour, et toute cette proposition de loi n’est qu’une sinistre mise en scène. Mais cette mise en scène a une fonction : faire oublier l'idéologie de ses rapporteurs et de leur camp politique. Gérault Verny, actionnaire à 20% du média d'extrême droite Frontières et ancien soutien de la campagne d’Éric Zemmour, a délégué la réalisation de sa campagne de 2024 au groupuscule néonazi des Zouaves Paris et à la branche marseillaise de l’Action Française. Se dissimulant derrière un faux compte pour écrire les pires horreurs xénophobes, sa misogynie est, elle, décomplexée, lorsqu’il réalise des attaques sexistes en invitant une responsable politique à étendre une machine à laver ou en enjoignant une députée de la nation à se taire au titre que cette dernière lui casserait les oreilles. Voilà la matrice idéologique de ce groupe satellite du Rassemblement national : désigner sans relâche l'étranger comme bouc émissaire. Mépriser toute altérité. Et cerise sur le gâteau : faire semblant d’agir tout en laissant prospérer la finance dérégulée. Pendant ce temps, les vrais prédateurs financiers réalisent leurs méfaits et notre économie en fait les frais. Cette loi cosmétique laisse intactes les pires pratiques. Alors, puisque ce texte sert à cacher derrière une fausse vertu l’idéologie suprémaciste qui habite ce groupe politique, qu'il en porte le nom. Pour cette raison, nous proposons donc d’intituler cette proposition de loi « visant à simuler une régulation financière pour faire oublier les saillies xénophobes des suprémacistes. »

En clair

Renommer une loi pour cacher une idéologie xénophobe et suprémaciste

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi actuelle prévoit une régulation financière prétendument visant à protéger les petits porteurs de fonds, mais ne régit pas effectivement les OCABSA et laisse intactes les pratiques financières dangereuses.

Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

La loi portera le titre « simuler une régulation financière pour faire oublier les saillies xénophobes des suprémacistes » et sera associée à un groupe politique connu pour son idéologie de rejet de l'altérité.

B

Qui / quoi est concerné

Populations
CitoyensFamillesPersonnes âgées
Acteurs
ParlementÉtat et administrations centralesOrganisations syndicales et patronales
Secteurs
Démocratie et institutionsSécurité et ordre publicDroits fondamentaux et libertés
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Masquer une idéologie xénophobe derrière un vernis de régulation financière
  2. Affaiblir la crédibilité des institutions publiques
  3. Permettre la légitimation de discours racistes dans un cadre légal
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
  • Transparence sur les intentions réelles des législateurs
  • Lutte contre l'illusion d'une régulation réelle
▼ Contre l'amendement
  • Risque de légitimer des discours suprémacistes via un cadre juridique
  • Désinformation du public sur les réelles intentions politiques

 Amenda informe, elle ne décide pas à votre place. Les analyses sont strictement factuelles et sourcées — le jugement politique vous appartient.