Amendement n° 3 · Séance publique

PROTÉGER LES PETITS PORTEURS ET LES ENTREPRISES DES FONDS VAUTOURS

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Score de criticité
3/5 NOTABLE
Auteur
Trouvé Aurélie
Texte
Texte de la commission, n° 2938-A0 — Art. Article UNIQUE
Examen
1ère lecture (1ère assemblée saisie) · Séance publique
Article UNIQUE

Compléter cet article par l’alinéa suivant : « Lorsque les instruments financiers mentionnés au premier alinéa donnent accès au capital de l’émetteur, leur émission, leur conversion, leur échange, leur remboursement ou leur exercice ne peut avoir pour effet, directement ou indirectement, d’entraîner l’émission d’un nombre d’actions nouvelles supérieur à 10 % du nombre d’actions composant le capital social de l’émetteur à la date de conclusion de l’opération, apprécié sur une période de douze mois glissants. Toute stipulation contraire est réputée non écrite. »

Exposé sommaire

Le présent amendement des députés insoumis prévoit de plafonner le nombre d'actions nouvelles émises via des opérations de financement donnant accès au capital de la société, et ainsi à empêcher que les financements de type OCABSA ou instruments assimilés puissent fonctionner comme des machines à dilution massive des petits porteurs. L’agrément de l’opérateur dont dispose le texte adopté par la commission ne suffit pas : il faut aussi encadrer les effets concrets du produit financier sur le capital de l’émetteur. Dans ces montages, la baisse du cours peut entraîner l’émission d’un nombre croissant d’actions nouvelles, nourrissant une spirale de dilution au détriment des actionnaires existants. Le présent amendement fixe donc une limite claire : pas plus de 10 % d’actions nouvelles sur douze mois glissants. C'est indispensable pour mettre fin aux chèques en blanc dilutifs.

En clair

Cette modification limite le nombre d'actions nouvelles qu'une entreprise peut émettre pour protéger les petits actionnaires contre la dilution excessive.

A

Ce qui change — avant / après

Ce que dit la loi aujourd'hui

La loi actuelle ne fixe pas de plafond sur l'émission d'actions nouvelles via des instruments financiers, ce qui pourrait entraîner une dilution importante des parts des actionnaires existants.

Ce qu'elle dirait si l'amendement passe

Si l'amendement est adopté, les entreprises ne pourront pas émettre plus de 10 % d'actions nouvelles sur 12 mois, empêchant ainsi les mécanismes de dilution systématique.

B

Qui / quoi est concerné

Populations
CitoyensÉtudiantsRetraités
Acteurs
Entreprises
Secteurs
Finances publiquesÉconomie et emploiSécurité et ordre public
C

L'impact concret — ce qui change réellement, pour chacun

  1. Protection des petits actionnaires contre la dilution de leurs parts
  2. Prévention des mécanismes de spéculation liés à la baisse des cours boursiers
  3. Rigidité des règles de financement pour les entreprises
D

Arguments du débat — pour / contre

▲ Pour l'amendement
  • Empêche les opérations de financement qui diluent les actions existantes
  • Sécurise les investissements à long terme des citoyens
▼ Contre l'amendement
  • Restreint la flexibilité des entreprises pour financer leur croissance
  • Pourrait décourager les investissements dans les marchés financiers

 Amenda informe, elle ne décide pas à votre place. Les analyses sont strictement factuelles et sourcées — le jugement politique vous appartient.